O Pretiosum !
Ariane Zanatta, soprano
Florent Marie, luth et guitare
Iris Tocabens, viole de gambe
Jean-Christophe Frisch, flûtes
Le genre du petit motet traverse l’Europe chrétienne, de la France à la Roumanie, en passant naturellement par l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie. Ces pièces sont de petits bijoux, et au 17e siècle, ils pouvaient trouver leur place lors des offices, mais également pour des dévotions privées, proches de l’oratorio naissant. Ceci explique leur caractère très expressif, très baroque, à l’image des sculptures du Bernin, par exemple. Les sentiments très contrastés vont de la méditation (O Pretiosum) à l’enthousiasme (Jubilate Deo), de la compassion douloureuse (Jesu nostro Redemptio) à la louange divine (Laudate Dominum). Les compositeurs et la compositrice choisis sont tous parmi les plus grands, certains très connus de nos jours comme Monteverdi et Charpentier, mais d’autres beaucoup moins comme le Slovaque Capricornus, et le Roumain Caioni, génie méconnu dont le manuscrit a été retrouvé dans son monastère franciscain, au fin fond de la Transylvanie, à l’occasion d’une récente restauration.
Alessandro Stradella, sonata da chiesa
Tarquinio Merula, Nigra sum, (Il primo libro di Motetti e sonate)
Isabella Leonarda, Tua sum mi Iesu
Marc-Antoine Charpentier, élévation à voix seule O pretiosum, H 247
Robert de Visée d’après François Couperin, Les Sylvains
André Campra, Jubilate Deo (ms Philidor)
Samuel Capricornus, Jesu nostro Redemptio
Johann Philipp Krieger, sonata a tre Op2 N°2
Ioan Caioni, O quales flores habet Paradisus CC 313
Giovanni Paolo Cima, sonata seconda
Claudio Monteverdi, Laudate Dominum, SV 287