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Venise, miroir du monde

Distribution:

Cyrille Gerstenhaber, soprano
Jean-Christophe Frisch, flûtes
Andreas Linos, viole de gambe
Rémi Cassaigne, théorbe
Pierre Rigopoulos, percussions

Et une viole et un clavecin pour la version à 7

Le Baroque Nomade Daphné

Venise, 17e siècle. Les navires marchands sillonnent la Méditerranée. La vieille route de la soie apporte encore les richesses de l’Orient. Les Arméniens impriment ici leurs premiers livres, poésie et musique. Les Juifs, chassés d’Espagne et du Portugal, sont arrivés avec leurs mélopées étranges. Les compositeurs allemands et les Tziganes de Transylvanie viennent étudier la musique nouvelle qui s’y invente chaque jour. D’Istanbul, capitale ottomane, parviennent aussi des voyageurs curieux, et on publie dans la Cité des Doges des airs turcs ou persans, comme on trouve des airs italiens dans les manuscrits du sultan. On compose des airs en langue grecque, évoquant les héroïnes sensuelles de la mythologie. Les échos des violes de gambe et des luths répondent aux voix lointaines de la mystérieuse Asie, portraits de femmes des confins de la Méditerranée, qui chantent le chemin parcouru. Ce sont parfois ceux de l’exil, mais parfois également ceux de la fête et du bonheur. Le zarb accompagne la viole de gambe, la flûte passe du majeur au hijaz. Du récitatif à la Tarentelle, Cyrille Gerstenhaber glisse d’un affect à l’autre, et d’un style à son opposé.