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Songe d’une Nuit Indienne

Distribution:

Michel Guay, sitar
Cyrille Gerstenhaber, soprano
Andreas Linos, viole de gambe
Rémi Cassaigne, théorbe
Jean-Christophe Frisch, flûtes

Extrait vidéo

1720. Au bord du Gange, fleuve sacré du Bengale, Joseph François Dupleix est nommé superintendant de Chandernagor, et devient bientôt gouverneur général des Établissements Français de l’Inde. Fin musicien, il joue de la viole de gambe. Sa bibliothèque de partitions a été retrouvée, et on peut ainsi imaginer quelles œuvres de Couperin et Marin Marais sont entendues par les princes moghols qu’il reçoit, et qui en retour, lui offrent des concerts.

Pour les Français qui s’installent alors au Bengale, cette terre est celle de la nuit, personnifiée par Kâli, déesse terrible et fascinante, dont la beauté ténébreuse effraie et séduit. La nuit et le rêve sont également au centre du travail de Michel Guay. Cet artiste exceptionnel, qui a vécu à Bénarès pendant 13 ans, s’attache à retrouver d’anciennes traditions hindustani, correspondant à l’époque de Dupleix, mais dans une démarche typiquement indienne : Il rêve plus qu’il ne reconstitue, se laisse porter par sa musicalité intérieure et sa spiritualité. Il crée un univers imaginaire, celui d’un passé lointain et mystérieux. Celui de la rencontre onirique entre la nuit bengalie et les Lumières.