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Éloge de la Folie

Distribution:

Merlin Nyakam, danseur
Cyrille Gerstenhaber, soprano
Spyros Halaris, qanun
Artyom Minasian, duduk
Mathieu Dupouy, clavecin
Rémi Cassaigne, théorbe et guitare
Andreas Linos, viole de gambe
Pierre Rigopoulos, percussions
Fatine Garti, violon oriental

Jean-Christophe Frisch - Flûtes et direction

Une goutte d’eau tombe de la voûte dans une fontaine, à intervalles réguliers. L’écho résonne sur les murs de pierre. C’est le degré zéro de la musique. Une simple pulsation, presque minérale. Nous sommes à Alep, en Syrie. Ici, on a mis en oeuvre une cure musicale de la folie, avec l’espoir que le sujet pourra devenir musicien, et être admis comme tel dans la société, ayant retrouvé la sérénité nécessaire. Le Bimaristan a été édifié en 1354. Dans d’autres régions du monde, subsistent encore aujourd’hui de fascinants rituels musicaux thérapeutiques, liés à la transe, donc à la danse. Ici la folie est perçue comme une communication avec le monde des esprits et des dieux. Folie du geste, du corps, la folie sacrée de la possession. À Londres, la folie est un spectacle, dont les belles oisives vont se divertir, et que les compositeurs mettent en musique. On ne compte plus les airs qui dépeignent les passions les plus extravagantes, les héroïnes qui sombrent dans l’hystérie, les nymphes tiraillées entre désespoir, rage et exaltation. Ce sont les Folies, d’aucuns disent d’Espagne, mais aussi la Tarentelle ou la Danse de Saint-Guy.